jeudi 12 juin 2014

Lettre ouverte à Madame la Ministre de la culture…

Une fois n'est pas coutume, pas de dessin mais exceptionnellement une prise de position. Je suis désolé, pour certain, ce texte sera soporifique et très surprenant venant de moi qui aime trop ma liberté pour un encartage quelconque. Mais aujourd'hui, de jeunes auteurs de bd, des auteurs confirmés qui subissent eux aussi la crise, des auteurs en fin de carrière se retrouvent menacés par une décision brutale et arbitraire qui menace non seulement leur avenir mais celui de notre médium. Alors, pour une fois, j'ai pris la plume et j'ai décidé d'interpeller celle qui devrait défendre cet avenir au lieu de remettre des décorations à des groupes de rock aussi insipides que ridicules lors de "party"de petits fours. 
Promis, le prochain dépôt sur ce blog sera dessiné et…joyeux.
Bien à vous



Le 6 Juin 2014
Madame la Ministre,


Les temps changent, nous le savons tous. Il en va des modes comme de la société. Le rôle de nos gouvernants, élus par le peuple, est d’adapter les cadres juridiques, économiques et politiques à l’évolution du temps et des besoins qui en découlent et cela au service de ceux qui les ont élus. C’est leur rôle et leur devoir. Les auteurs BD et illustrateurs comme tout citoyen censé, le comprennent évidemment.

Je suis auteur de Bande Dessinée et illustrateur, vous êtes mon ministre de tutelle aussi je me permets aujourd’hui de vous alerter sur une situation dramatique qui se profile quant à la survie même de notre profession.

Après trente ans de métier, j’ai la chance de faire partie des auteurs vivant bien de leur art. Depuis plus d’une décennie, je m’efforce de poursuivre avec succès les aventures du plus célèbre des cowboys de papier : Lucky Luke.
Si ma situation personnelle est enviable à présent, elle ne fut pas immédiate. Comme vous le savez, le monde des arts est souvent difficile. Je n’oublie pas que j’ai été un jeune dessinateur qui, lui aussi, à ses débuts, a du batailler pour percer puis se maintenir dans un domaine culturel reconnu en Europe comme dans le monde entier et dont le rayonnement n’est plus à prouver. Si j’ai eu la chance de réussir vite et de vivre de mon art, il n’en est pas de même pour tous. Question de chance, d’opportunité, d’époque.

Aujourd’hui, comme beaucoup de pays, la France est confronté à une crise économique majeure qui engendre de nécessaires réformes, ce que personne ne peut contester. Le système de retraite général est en péril, nous le savons tous. Nous savons aussi que cela est en grande partie du à l’immobilisme des gouvernements depuis près de 25 ans, préférant le statut quo à une réforme de fond. Il y a le feu à la maison et à présent tout s’accélère et manifestement sans concertation. Elle devient arbitraire et brutale prioritairement sur des professions dont la masse d’acteurs ne posera aucun souci de nuisance en terme d’agitation sociale.

Nous sommes dans ce cas : Ainsi, nous apprenons par simple lettre de la RAAP, qu’à compter du 1er Janvier 2016, les auteurs BD et illustrateurs vont être dans l’obligation de cotiser pour leur retraite complémentaire à hauteur de 8% de leurs revenus en plus de leurs cotisations sociales habituelles.
L’argumentation de la RAAP pour expliquer cette décision brutale de leur conseil d’administration est tout de même nébuleux :
• Harmonisation européenne ( !) ; que vient faire l’Europe dans tout ça quand on connaît l’absence totale d’harmonisation des états membres.
• Équilibre de la caisse : elle est parfaitement saine comme ils le reconnaissent eux-mêmes.
• Un système non proportionnel serait critiqué: Quid de l’Argic-Arrco ou de la CIPAV ?
• Enfin, volonté d’œuvrer pour le bien être futur de ses adhérents( !), beau sentiment dont j’ai beaucoup de mal à croire la sincérité . Il semblerait que l’on veuille faire passer les auteurs, soit pour des cigales, soit pour inconscients.
Hors c’est là où je veux vous interpeller Madame la Ministre. Si bon nombre de mes collègues cotisent dans des classes basses  (moins de 500 euros par an), c’est qu’ils n’ont pas la possibilité de faire plus. Il est surprenant de la part de la RAAP d’arguer que c’est pour pouvoir garantir une retraite décente et le bien-être futur de ses cotisants, quand d’un autre côté, cette même RAAP va surtaxer à outrance ces mêmes cotisants qui doutent de pouvoir un jour la toucher vu déjà l’état lamentable du régime général.
Combien d’auteurs touchent aujourd’hui moins que le seuil de pauvreté, combien perçoivent tout juste le SMIC ? Sans compter que notre profession, à la différence des intermittents du spectacle, ne reçoit aucun avantage sociaux de par les obligations de leur statut: pas de chômage, pas d’arrêt maladie, pas d’avantages fiscaux. Notre profession est sinistrée et  peu valorisée socialement. Il a fallu attendre 2012 pour que le statut d’auteur et ses implications fiscales nous soit reconnu et cela, grâce à l’intervention de Monsieur Albert Uderzo, le père d’Astérix. Combien d’années avons nous du batailler pour obtenir les droits SOFIA ?  On nous demande ici, une fois de plus, un effort quand les parlementaires, grands argumentaires sur ce « combat national » continue de percevoir une pension de retraite de 1200 euros après simplement 5 années de mandat et que l’on se refuse à repenser un système général toujours à géométrie variable ?

Si la crise touche les PME ou certaines entreprises du CAC 40, vous n’êtes pas sans savoir, Madame la Ministre, qu’il en est de même pour la BD et le livre illustré. Notre secteur génère pourtant des emplois, elle fait vivre des structures éditoriales, des imprimeurs, des transporteurs, des diffuseurs, des bibliothèques, le cinéma. Et que dire des libraires dont le département BD permet souvent d’équilibrer leur fin de mois. La paupérisation de notre profession par de telles décisions en plus de la crise économique actuelle, entrainera inévitablement un impact sur les autres professions induites du secteur. Quant à la RAAP, c’est une vue à court terme, car qui dit paupérisation de ses cotisants, dit disparition inévitable de professionnels qui n’alimenteront plus cette même caisse et entrainera son déséquilibre voir sa propre disparition.

Même si je fais partie des 5% d’auteurs les mieux rémunérés de la profession, je me sens solidaire de mes confrères. Je pourrais me satisfaire de certaines dispositions de la RAAP me permettant personnellement de ne pas m’inquiéter, mais ce serait oublier tous ceux qui font tant de sacrifices pour exercer le même métier que le mien, ceux qui débutent, ceux qui finissent, qui subissent la crise de plein fouet et qui peinent à vivre de leurs œuvres. Je n’aimerai pas que mon médium se restreigne, comme aux états unis, à quelques éditeurs produisant des blockbusters cinématographiques, payant des forçats qui, en studio, produisent à la chaine des aventures sur papier toilette, simples story-boards pour le cinéma hollywoodien et cela sans percevoir aucun droits d’auteur.

Les auteurs de BD français ont apportés plus au rayonnement culturel de notre pays et à son économie que bon nombre de secteurs industriels. Par l’acceptation de la décision de la RAAP et ses conséquences à plus ou moins brève échéance, c’est condamner à la fois ces créateurs et leur médium. Personnellement, un pays sans livres est un pays où je ne voudrais plus vivre.

C’est pour cela Madame, que je vous demande d’intervenir pour reprendre ce dossier, étudier avec les instances et acteurs représentatifs de notre métier toutes les possibilités pour réévaluer une réforme, sans nul doute nécessaire, mais cadrant avec un projet plus vaste des professions indépendantes avec leurs spécificité, qu’au bout du compte, que cette réforme du système de retraite complémentaire soit plus juste plus égalitaire dans ses effets et pérennisant une profession et un Art qui possède encore à mes yeux un bel avenir.




Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre d’État, l’expression de ma très haute considération.     ACHDÉ                         


38 commentaires:

maesterbd a dit…

Merci mon ami.

tebo a dit…

juste merci... bise

fred tebo

Achde a dit…

j'espère qu'une petite pierre de plus comme celle-ci poussera à la prise de conscience de certaine, rue de Valois… Merci aussi à vous qui depuis longtemps vous mobilisez pour notre métier.

Loïc a dit…

Un constat clair doublé d'un efficace plaidoyer. Merci Monsieur ! Vraiment.

Benoit Springer a dit…

Merci beaucoup pour cette lettre claire et précise. Je me permets de vous signaler une faute "HORS Madame la ministre..." s'écrit "OR...." :)
Merci encore.
Benoît Springer

Cécile a dit…

Merci!! Bisou!! :)

Cécile

Anton a dit…

Très bien ! Bravo !

cas.mallet a dit…

Quand c'est toi qui le dis
c'est encore plus beau.
Merci pour eux et pour moi peut-être un jour.

L'amiral a dit…

Une "petite pierre" qui permet de retrouver son chemin dans la sinistre forêt de cette sordide réforme. Espérons que le chemin mène vers des jours meilleurs pour l'ensemble des auteurs. En attendant merci pour ce texte, Monsieur Achdé.

Achde a dit…

Merci Benoît, mais le mal est fait. Sans doute un lapsus révélateur concernant mon interlocutrice !
Les amis, nous sommes dans le même bateau et j'ai horreur des Titanics ! Nous faisons le même métier avec des hauts et des bas, et il est HORS de question de se défiler cette fois. Nous existons et Paris et ses ORs ne doit pas l'oublier.
Bien à vous tous mes ami(e)s connus et inconnus.

Achde a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Achde a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Achde a dit…

PS: les commentaires supprimés sont en fait un erreur de ma part concernant la répétition à outrance de ma réponse. Aucun commentaire n'est censuré ici, c'est pas le genre de la maison. En revanche, mois et l'informatique…

Achde a dit…

… et moi et l'orthographe

Eric Wanriez a dit…

Merci !

Crocomazan a dit…

Chic ! :) !

SparckOne a dit…

Ah diantre, que voila missive bien formulée parbleu !

Tant elle sonne juste qu'à la fin de l'envoi, elle touche !

Mes amitiés Mr Achdé

Paul Renaud a dit…

La grande classe, comme toujours.

Anonyme a dit…

Superbe texte !
Bravo MONSIEUR Achdé !
Le jour où les politiques commenceront tous à montrer l'exemple (voir la citation de la retraite d'un député pour 5 ans de travail), alors les choses pourront sans doute aller dans le bon sens.
Je rappelle que dans une direction il y a deux sens, ... opposés.

Francis

charles Da Costa a dit…

Merci mon ami

Anonyme a dit…

Étant libraire passionnée de BD , je suis de tout coeur avec vous dans cette lutte contre un monde qui ne prône plus que la valeur marchande.
Les bandes dessinées font partie intégrante du patrimoine et dénigrer ses auteurs c'est tuer l'imagination et la créativité de tout un lectorat avide d'évasion dans ce monde en crise.
Les vrais auteurs de bande dessinée exercent ce métier avant tout par passion, car les difficultés pour percer et tenter de gagner de quoi vivre en décourageraient plus d'un. C'est le joie d'exercer un aussi beau métier qui motive encore les jeunes générations, alors si on leur coupe tous leurs espoirs en augmentant les contraintes fiscales...
Prochain album : Lucky Luke contre Bad Raap!:-)

galien a dit…

Ben il n'est pas soporifique ce courrier : un coup de gueule l'est rarement et en l'occurrence est nécessaire.
Si les auteurs reconnus ne le poussent pas alors qui sera entendu ?
Perso, je suis un crève-la-faim de ce métier dont je ne souhaite qu'une chose : l'arrêter.
Sans forcément réclamer des conditions identiques à celles de l'industrie (dont je viens), tout simplement parce que ce n'est pas forcément possible, je vois pas pourquoi elle doivent être encore plus précarisées.
Je vois pas pourquoi je cotiserai plus alors que je n'atteins même pas le seuil (en gros 8 fois le smic par an)qui me permettrait de ne pas cotiser dans le vide, puis qu'en dessous, ça ne compte presque pas pour cette retraite que de toute manière je ne toucherai pas.
D'une manière générale, la BD fait partie de notre monde, de notre culture, et a toute sa place dans notre société. Ce n'est pas un parasite, contrairement à nombre "d'élites" qui cachent de l'argent, en détournent, mentent, font des lois scélérates, ou en abusent...

Achde a dit…

Eric,Crocomazan,Sparckone: quelque soit notre succès, nous sommes interactifs. Les plus chanceux permettant aux éditeurs d'offrir des projets à de nouveaux auteurs, ou à d'autres de les maintenir. Accrochez vous.
Paul: merci à toi qui connait les difficultés de travailler avec les yankees; je pense bien évidemment à tes difficutés, toi qui est bourré de talents à l'instar d'un Gene Colan.
Charles: je ne t'oublie pas non plus, ni les caricaturistes, ni les illustrateurs jeunesses ni les coloristes, parents pauvres de notre métier. Tout ceux qui agrémentent de leur art graphique et photographiques les pages des livres sont concernés. Bien à toi mon ami
Cher libraire: vous avez parfaitement résumé mon propos et tout comme vous, qui diffusez nos oeuvres, nous faisons cela par passion (sinon, on aurait fait du rock pour avoir "glory, sex & drugs" en plus!). Evidemment, il faudrait que certains éditeurs comprennent qu'une surproduction entraine une paupérisation de la chaine et que certains très jeunes auteurs n'acceptent pas certaines conditions contractuelles pour publier à tout prix,mais cela est un autre débat difficile. L'époque est à la surconsommation malheureusement. Merci pour votre soutient, et comme je le disais, nous sommes tous liés dans cette affaire, tous les acteurs de la chaine du livre. On ne vous oublie pas.
Galien: vous touchez du doigt le gros problème de la retraite. Vu l'état lamentable du régime général, et la façon dont médias et politiques en parlent sans vouloir réaliser une réforme de fond, l'espérance de bénéficier de cette retraite et donc d'une retraite complémentaire est souvent une gageure. Comment imaginer se sentir concerné par un effort financier si tous les jours on vous annonce que les problème ne sont résolus que sur une dizaine d'années et qu'il y a peu de chance d'offrir aux générations suivantes de quoi vivre décemment? Comment croire que l'on touchera quelque chose lorsque on vous annonce qu'on ne veut rien réformer de ce qui va vraiment mal. Alors une fois de plus, c'est la course aux fonds de tiroir. A quand l'homogénéisation des régimes de bases ? A quand la fin des privilèges de nos élus qui votent des lois en ce sens pour eux ? A quand une volonté de donner un peu d'espoir à ceux qui en ont vraiment besoin ? L'imagination au pouvoir (je sais, ça date un peu comme slogan, mais j'ai l'age!), c'est ce qui manque à nos "élites".
Accrochez vous, le simple fait d'écrire aujourd'hui prouve qu'inconsciemment, vous n'avez pas envie d'arrêter. Conciliez deux métiers pour l'instant et un jour , c'est votre art qui prendra le dessus et vous fera vivre, j'en reste persuadé.


maxime brunel a dit…

Eh bien ce texte m'aura permis de comprendre un peu mieux la situation que je découvre jour après jours sur les réseaux sociaux, auprès d'autres amis dessinateurs ...

Effectivement cela semble arbitraire, je n'imagines pas vraiment que le sort des dessinateurs va interesser le grand publique malheureusement.

Cela me fait un peu penser (toute proportion gardée) à la grève des scénaristes aux USA il y a plusieurs années ...

En tout cas, comme vous l'avez dit dans ce mail, courage à tout ces auteurs qui peinent à vivre de leur art ! Certains sont déjà en difficultés ... j'espère que la copie sera revue !

Achde a dit…

malheureusement, à contrario des scénaristes yankee qui oeuvrent pour les séries télé, notre poids médiatique et international est minime, donc…

Kestion Kifach' a dit…

Y aurait-il un éditeur qui porte avec vous ce flambeau?

Achde a dit…

Votre question ne me fache pas. Oui certains éditeurs se sente concernés par cette affaire car sans auteurs pas d'éditeurs et vis versa. Certaines consultations sont d'ailleurs entreprise actuellement tournant autour de la prise en charge de la Sofia, ce qui permettrait de réduire considérablement la charge des auteurs. Mais rien n'est joué. Pour ce qui est du flambeau, je ne suis qu'une flamèche. Bon nombre d'auteurs sont sur le pont ainsi que le SNAC.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je voudrais vous demander s'il était possible de vous envoyer quelque-chose en MP, en ces temps de crise j'ai mis en BD (moche)une blague et j'aimerais vous l'envoyer afin de rire un peu dans ce monde de fous.
C'est juste histoire de s'amuser dans ce contexte morose et pour aussi vous remercier de continuer les aventures de mon cow boy préféré !
Bien à vous.

Xavier Mielle a dit…

J’espère tellement pour ce milieu déjà si fragile qui y auras une vrai prise de conscience, mais pour la bd comme pour le milieu du cinéma on voit bien que l'état Français n'est plus que pour aidez les grosses entreprise les grand patrons alors un auteur bd pourquoi faire ! En tout cas bravo cette lettre et magnifique courage à vous amis auteurs qui en vivent pleinement j’espère qu'on ne tombera pas dans le System à l'américaine.

Anonyme a dit…

faisant partie des grouillauds et autres petits "taille crayons" de la bande
dessiné qui vivote par passion plus que par raison ça fait plaisir de voir qu'Achdé est resté les pieds sur notre terre
malgré un succès bien mérité
merci d'être resté simplement un mec bien !
merci pour la solidarité
Dom Mainguy

Achde a dit…

Anonyme 1: renvoyez moi un commentaire avec votre adresse internet, on verra ça ensemble.
Xavier: Merci à vous et pourvu qu'on vous/nous entende. Malheureusement, nous ne pouvons pas faire grand chose comme nos amis intermittents et les médias nous ignore totalement.
Mainguy: tu es loin d'être un grouillaud, toi qui a donné de la bonne humeur à des milliers de lecteurs et à moi-même comme tu le sais. Mon appel est une pièce de plus au grand puzzle de notre profession. Et je te rappelle qu'on ne fait pas grand chose sans "petit taille crayon" dans notre métier ! Je n'ai jamais oublié qu'un jour Uderzo m'a que nous faisions le même métier. Merci pour ton message.

Anonyme a dit…

merci a toi pour ce que tu fait pour nous tous!
et merci pour t'être souvenu de mes gribouillages!(la c'est juste pour moi je suis pas peu fière de ça en plus tu as exprimé parfaitement ce qui me motive dans ce métier...je n'ai donc pas tout raté )
amicalement
Mainguy

Brandon Lecocq a dit…

J'ai peur que nous arrivons à une déprofessionalisation de la bande dessinée c'est triste moi qui rêve de ce métier :( !

Achde a dit…

Non Brandon, il y aura toujours des gens qui y parviendront, simplement, cela deviendra de plus en plus difficle avec malheureusement un trc très à la mode en ce moment qui s'appelle le "numérus closus", mais cette fois ci, il sera arbitraire, basé sur l'argent et seulement l'argent et non plus sur le talent. Il y aura beaucoup d'appeler et trop peu d'élus malheueusement.

Brandon Lecocq a dit…

Oui malheureusement comme vous dites, mais bon il faut toujours croire en ces rêves... J'ai toujours rêver de faire ce métier
Mais je trouve qu'il y a eu quelque chose irrespectueux envers les auteurs du jour au lendemain...
Et aucune compréhension de la part de l'état apparemment !
Maintenant ce qui fait la bêtise de l'homme la concurrence et de la cupidité... Merci Achdé de m'avoir répondu ^^

MALLET a dit…

Je découvre votre site sur le tard, mais après avoir lu votre BD sur Nîmes (le fantôme des arênes) qui résume en 44 planches votre bibliographie, dont les pavés de MENARD que j'ai entre-lu.

Comme vous le dites adressé au Ministère de tutelle, plaigons-nous, mais avec retenue: le C.P.I. est fort présent dans la Culture Française en France, y compris chez les magistrats appliquant le Droit, et même si les parties adverses font (me font) de la résistance (jusqu'à ce jour, soit de 2003 à 2015 en Justice face à un petit banquier près de chez vous ...).

En espérant vous rencontrer, ne serait-ce que dans les prochains Lucky-Luke.

A+

Achde a dit…

Ouh que ce message est sibyllin. Le fantôme des arènes ne me rajeunit pas ! Que c'était maladroit ! En revanche, J'avoue ne pas saisir toutes les nuances de votre sympathique message. Pourriez vous m'éclairer sur le C.P.I et sur cette allusion d'un banquier pré de chez moi qui vous ferez des misère. Là, comme dirait mon vendeur des 4 saison "je suis au fraise" …

Achde a dit…

oups "qui vous ferAIT des misères" et "près de chez vous". Le jeudi, c'est orthographe !!